
IL FAUT AUGMENTER LES PENSIONS!
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- Créé le mercredi 20 mai 2026 08:55
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Communiqué de la Commission Nationale Administrative
De 2017 à 2025, l'inflation officielle a été de 19,3%
Dans le même temps, les pensions ont augmenté de 16,1%
La somme des pertes subies pendant cette période s'élève à 3,6 mois en général, et à 5,3 mois pour les retraité·es ayant subi la hausse de la CSG de 25% en 2018. Nous exigeons le rattrapage de ces mensualités perdues, et un coup de pouce pour les petites retraites.
Sur la même période, le CAC40 a augmenté de 52 %, soit 3,25 fois plus que les pensions. La situation vécue par les ménages de retraité·es au quotidien est aggravée par le poids des dépenses contraintes :
- Produits alimentaires : +6% par an en moyenne entre 2022 et 2024. En 2023, les prix alimentaires étaient de 10% plus chers que dans le reste de l'Europe.
- Produits d'hygiène : + 25% de 2020 à 2024.
- Énergie : +11% pour le gaz ; + 3% pour le fioul domestique en 2025
- Les assurances habitation ont augmenté de 8% en 2025 ; les assurances transport de 9%.
- Mutuelles et assurances complémentaires : +8,2% en 2024 ; +6% en 2025 ; + 5 à 7% en 2026
- Retraites complémentaires : gelées en 2026, et en baisse pour 14 millions de retraité·es soumis.es à des ajustements de CSG consécutifs à la hausse de 5,3% des pensions de base en 2024, etc.
La mobilisation des retraité·es depuis des mois et au moment du débat parlementaire sur la Loi de Finances 2026 a permis un certain recul du gouvernement: les pensions de base ont été revalorisées du montant de l'inflation, de 0,9%, l'abattement de 10% d'impôt a été maintenu, une nouvelle augmentation des franchises médicales supprimée, l'ASPA (minimum vieillesse) n'est pas gelée, l'ALD (Affection de Longue Durée) n'est pas remise en cause.
Cependant les menaces s'accumulent sur le niveau de vie des retraité·es.
Toutes les « réformes » du calcul de la pension depuis 30 ans ont pour conséquence de dimi-nuer constamment le montant de la retraite et du niveau de vie. La pension s'élève aujourd'hui à 52 % du salaire moyen des salarié·es, elle chutera à 45 % en 2070, selon le COR.
Le gouvernement va « inviter » les retraité·es, à démontrer leur patriotisme en vue du « néces-saire » réarmement militaire pour faire face à la situation internationale où les conflits pour l'ac-caparement des ressources se multiplient. Il veut imposer aux retraité·es de puiser dans leurs économies, et pour y parvenir, l'Etat baissera le montant des retraites par tous les moyens.
De l'argent pour les retraites, pas pour la guerre !
Nous n'acceptons pas que seule la population active et les retraité·es
supportent un endettement dont ils et elles ne sont pas la cause.
Il faut revenir à une fiscalité plus juste, et que les ultra-riches contribuent à la richesse natio-nale
à la hauteur de leurs revenus, ((il y a un peu moins de 30 ans, la fortune des ultra-riches repré-sentait 6 % du PIB. C'était 42 % en 2024).
Selon le Sénat, 13 335 ultra-riches échappent à l'impôt sur le revenu. Ajoutons à cela les aides aux entreprises, les exonérations de cotisations sociales, la fraude et l'évasion fiscale : ce sont plusieurs centaines de milliards d'euros qui échappent chaque année au financement des services publics, de la sécurité sociale pour répondre aux besoins de la population.
Le contexte international en rajoute : l'augmentation des prix du pétrole ne fait que commencer avec des conséquences sur les prix des carburants à la pompe mais aussi sur les prix des pro-duits manufacturés, de l'alimentation, des produits énergétiques, ...
Il y a urgence à augmenter les retraites du régime général et les retraites
complémentaires.
AUCUNE PENSION EN DESSOUS DU SMIC !
Le gouvernement doit entendre le mécontentement des retraité·es
UNE SEULE SOLUTION : LA MOBILISATION POUR EXIGER L'AUGMENTATION DE TOUTES LES PENSIONS !
Saint-Ouen, le 20 mars 2026
Pour le bureau national
Roger PERRET, président national
Annie PETIT, Secrétaire nationale
Francisco GARCIA, membre du BN
Communiqué de presse à télécharger-format PdF: 
Dans le cadre de la réforme des retraites qui instituerait un système par points, le Haut-commissaire en charge du dossier a demandé aux partenaires sociaux s’il fallait maintenir les pensions de réversion.
Bien qu’il ait précisé que la question posée n’avait pas pour objet la suppression de ces droits, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas innocente, qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et qu’elle pourrait préparer les esprits à leur diminution et à l’aggravation des inégalités.
Les premières victimes en seraient les femmes qui sont 89% à bénéficier des pensions de réversion, dont c’est pour plus d'un million d'entre elles, le seul revenu.
D’ailleurs pour 45% des femmes retraitées et 11% des homme retraités dont la pension est inférieure au seuil de pauvreté c’est un complément conséquent et justifié ; pour les autres la réversion permet de réduire l’écart entre les pensions des hommes et celles des femmes de quinze points.
Ensemble & Solidaires – UNRPA rappelle qu’elle soutient l’idée d’un alignement de tous les régimes dans le sens le plus favorable, à savoir 60% de la pension du défunt ou de la défunte, sans conditions d’âge et de ressources, comme le régime des sénateurs, en vertu du principe d’égalité de traitement des citoyens.
Le 19 juin 2018


























